Comment le Royaume-Uni prévoit de jouer un rôle de premier plan dans le domaine de la finance durable et ce que cela signifie pour les entreprises

La finance durable est devenue une priorité majeure pour les gouvernements du monde entier, qui s'efforcent de réorienter les capitaux vers une croissance à faible intensité carbone. Le Royaume-Uni ne fait pas exception. Ces dernières années, le gouvernement a travaillé sur plusieurs projets visant à positionner le pays comme une plaque tournante mondiale de la finance durable. Pour les entreprises britanniques, cette ambition pourrait être source à la fois de nouvelles opportunités et de nouvelles obligations en matière de reporting, les régulateurs cherchant à apporter clarté et confiance au marché. 

Principales initiatives gouvernementales à l'origine de la stratégie britannique 

L'un des travaux les plus importants dans ce domaine est celui du Transition Plan Taskforce (TPT). Lancé par le Trésor britannique, le TPT a élaboré des lignes directrices à l'intention des entreprises sur la manière de publier des plans de transition crédibles montrant comment elles entendent progresser vers la neutralité carbone. L'idée est d'aider les investisseurs et les autres parties prenantes à évaluer si les entreprises sont sérieuses dans leur volonté de réduire leurs émissions et d'adapter leurs stratégies à une économie à faible intensité de carbone. Les premières lignes directrices spécifiques à un secteur ont été publiées en 2023, et d'autres mises à jour sont prévues en 2025 et au-delà. 

Un autre élément des plans de financement durable du Royaume-Uni est la mise à jour de la stratégie de financement vert . Publiée initialement en 2019 et mise à jour en 2023, cette stratégie définit la manière dont le gouvernement britannique souhaite aligner ses objectifs financiers sur ses objectifs climatiques et environnementaux. Elle comprend des mesures visant à améliorer la qualité des données ESG, à encourager les flux d'investissements verts et à développer les compétences en matière de financement vert. 

La taxonomie verte britannique constitue une autre pièce du puzzle. Ce cadre vise à définir ce qui constitue une activité économique durable sur le plan environnemental. Il aiderait les investisseurs à identifier les projets verts et à éviter les accusations de greenwashing. Cependant, les progrès ont ralenti et, à la mi-2025, la taxonomie est toujours en cours de révision, laissant les entreprises dans l'attente de définitions plus claires. 

Défis et incertitudes pour les entreprises 

Malgré une forte ambition, des défis subsistent. Les entreprises sont confrontées à l'incertitude quant à la date d'entrée en vigueur de certaines de ces nouvelles règles et au niveau de détail des exigences en matière de reporting. Par exemple, bien que le TPT fournisse des orientations utiles, on ne sait pas encore clairement comment les informations relatives aux plans de transition pourraient devenir obligatoires ni comment elles seront liées à d'autres cadres de reporting ESG. 

La concurrence des autres centres financiers constitue un autre défi. L'UE a fait progresser sa propre réglementation en matière de finance durable grâce à des mesures telles que le règlement sur la publication d'informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers, et les États-Unis ont introduit des incitations à la finance verte dans le cadre de la loi sur la réduction de l'inflation. Le Royaume-Uni devra démontrer en quoi son approche offre des avantages aux entreprises et aux investisseurs s'il souhaite rester compétitif. 

Pourquoi cela est important pour les entreprises britanniques 

Malgré ces défis, la volonté du Royaume-Uni de devenir un pôle financier durable offre de réelles opportunités commerciales. Les entreprises qui s'engagent dès le début dans des initiatives telles que le TPT ou qui suivent les développements de la stratégie de finance verte pourraient bénéficier d'un avantage auprès des investisseurs à la recherche de plans ESG crédibles. 

Par exemple, les institutions financières utilisent déjà les recommandations du TPT pour examiner les plans de transition de leurs clients et évaluer les risques liés aux prêts. Les entreprises qui présentent des feuilles de route claires vers la neutralité carbone pourraient trouver plus facile d'obtenir des prêts ou des investissements à des conditions plus avantageuses. 

Dans le secteur de l'énergie, les entreprises se préparent à des exigences plus strictes en matière de divulgation des plans de transition et des risques climatiques. Celles qui sont en mesure de montrer comment elles passent à des activités à faible émission de carbone pourraient se démarquer auprès des investisseurs à la recherche de projets écologiques fiables. 

Parallèlement, les entreprises manufacturières suivent de près l'évolution de la taxonomie verte. Beaucoup souhaitent savoir si leurs produits ou processus peuvent être considérés comme « verts », ce qui pourrait avoir une incidence sur leur capacité à attirer des financements durables ou à participer à des chaînes d'approvisionnement vertes. 

Les entreprises qui adoptent rapidement ces nouvelles règles pourraient être mieux placées pour faire preuve de leadership et gagner la confiance des parties prenantes. 

Conclusion 

Les projets du Royaume-Uni visant à devenir leader dans le domaine de la finance durable sont ambitieux, mais encore en cours d'élaboration. Pour les entreprises britanniques, il sera essentiel de se tenir informées et de se préparer à de nouvelles normes, telles que des plans de transition crédibles, afin de tirer le meilleur parti des opportunités que cette transition pourrait offrir. 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont Speeki aide les entreprises britanniques dans la gestion et le reporting ESG, veuillez consulter cette page.

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